Une trace dans la nuit
Ecrit par Cuenca Catherine
- Novel 16+
- Age group: 15 and up
- Pages: 220
- Format: 15 x 21 euros
- RP: 16,50 euros
Octobre 1943, camp de Ravensbrück
Résistante, Violette Lecoq est arrêtée et envoyée, avec des milliers d’autres femmes, au camp pour femmes de Ravensbrück. Elle partage le chalis d’Ewa et Aneta, deux jeunes Polonaises, qui, malgré le dénuement général, parviennent à lui fournir de quoi dessiner. Violette s’emploie alors à dessiner la réalité de la vie dans le camp, dans l’espoir que son sort et celui de toutes les femmes détenues puissent être connus un jour. Quand Aneta tombe malade et est envoyée au blöck 10, d’où aucune malade n’est jamais ressortie vivante, Violette, arguant de son passé d’infirmière, demande à y être transférée, elle aussi. Dans cette infirmerie démunie, véritable mouroir, la docteure Louise Le Porz, organise un trafic de médicaments à l’insu de leur cheffe de block, la blockova Mory.
Lorsque les Nazis sentent la victoire leur échapper, ils décident d’éliminer de façon systématique les prisonnières en commençant par les malades du blöck 10. Pour que ses patientes ne disparaissent pas sans laisser de trace, Louise tient un registre parallèle à celui du camp, dans lequel elle note le nom de chacune d’elles. En avril 1945, trois cents détenues françaises sont remises à la Croix-Rouge suisse parmi lesquelles Louise, qui, tentant d’emporter son registre, est démasquée par Mory. La blockova la laisse partir, non sans avoir brûlé le registre, persuadée que personne ne croira son témoignage.
Le 10 mai 1945, Louise et Violette se retrouvent à Paris. Cette dernière a pu profiter à son tour d’un convoi de la Croix-Rouge pour quitter le camp, emportant avec elle ses 36 dessins. Grâce aux dessins cachés de Violette, à son témoignage et celui de Louise Le Porz, les responsables de Ravensbrück, les gardiennes et les kapos sont condamnés lors du procès d’Hambourg, en 1947.
Après le verdict, Violette décide de rassembler ses dessins dans un album et d’aller parler de ce qu’elle a vécu dans toutes les écoles de France, afin que le monde sache et n’oublie pas.



